Centaure - VBRG : un parc blindé polyvalent, opérationnel en métropole et en Outre-mer

  • Par le commandant Céline Morin
  • Publié le 11 juillet 2025
Le Général Christophe Daniel en treillis kaki au garde à vous. Au premier plan, dos, la garde au drapeau du GBGM.

Le général Christophe Daniel, commandant le GBGM, et le colonel Eric  Lebas, commandant en second.

© GBGM

Le programme Centaure, qui a débuté en 2021 et dont le déploiement a commencé en septembre 2022, est désormais finalisé. 90 Véhicules d’intervention polyvalents de la gendarmerie (VIPG) sont ainsi aujourd’hui répartis sur l’ensemble du territoire, en métropole comme en Outre-mer. Le général Christophe Daniel, commandant le Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM), revient sur l’ensemble de la manœuvre, de la réception de la tête de série à la formation des équipages, en passant par les premiers engagements opérationnels. Les Centaure ont été mis à l’honneur cette année en mai, à l’occasion des commémorations de la bataille de Stonne de 1940, et le seront de nouveau lors du défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées.

Les 90 Véhicules d’intervention polyvalents de la gendarmerie (VIPG) ont été livrés sur l’ensemble du territoire, en métropole et en Outre-Mer. Quelle est précisément leur répartition et par qui sont-ils armés ?

En 2021, avant l’arrivée de la tête de série des Centaure, la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN) a décidé que le déploiement de la composante blindée de la gendarmerie se ferait selon la répartition suivante : un tiers des capacités à l’échelon central au Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) à Versailles-Satory ; un tiers en province au sein de neuf plots (Escadrons de gendarmerie mobile - EGM - et unités spécifiques en Corse), désignés pour recevoir ces engins, et un tiers en Outre-Mer (en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte, en Guyane, en Martinique, à La Guadeloupe, à La Réunion et en Polynésie Française). Dans le même temps, il a été décidé de maintenir un parc de VBRG (Véhicules Blindés à Roues de la Gendarmerie) en Nouvelle-Calédonie ainsi qu’à Mayotte. L’autre particularité concernant les Outre-Mer est que les pelotons blindés sont armés par les militaires des antennes du GIGN (formés au GBGM), à l’exception de Mayotte et de la Nouvelle-Calédonie, où les plots blindés sont également armés par des unités du GBGM. Par ailleurs, pour être complet, le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier dispose également de quatre engins blindés Centaure dédiés à la formation, notamment dans le cadre des stages de Perfectionnement et d’évaluation du commandement opérationnel (PECO) que suivent les EGM.

Une rangée de Centaure garés en demi-cercle sur un terrain.
© GBGM - F. THIES

Vous venez d’évoquer le maintien d’un parc de VBRG à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie. De manière plus générale, quel est l’avenir de ces engins ?

Je rappelle que le VBRG est en service depuis 1974. Il affiche 50 ans de bons et loyaux services, au cours desquels il a répondu à toutes les attentes. Toutefois, depuis plusieurs années, nous rencontrons des difficultés pour assurer sa maintenance en condition opérationnelle et pour garantir le maintien d’une ressource d’équipages qualifiés. Le constructeur, Berliet, n’existant plus, nous n’avons plus de pièces détachées et il est donc très difficile d’assurer sa maintenance.

Tous les VBRG qui étaient prépositionnés sur le territoire métropolitain et en Corse ont été rapatriés à Versailles-Satory. En ce qui concerne les territoires d’Outre-Mer, une étude de faisabilité est en cours pour faire revenir ces engins en métropole, à l’exception de la Nouvelle-Calédonie et de Mayotte où, comme je le disais précédemment, il a été décidé de maintenir le parc de VBRG.

Quel sera leur devenir ? 

Une partie des VBRG sera « cannibalisée » pour récupérer des pièces et permettre au reste du parc roulant de perdurer pendant encore quelque temps. Une autre partie sera sans doute vouée à la destruction. Enfin, une partie sera dédiée au « patrimoine ». Cinquante ans d’histoire, ce n’est pas rien ! Les unités qui ont eu des VBRG par le passé ainsi que les écoles pourront demander à en récupérer pour les exposer au sein de leur unité, rendant hommage au premier véhicule blindé spécifique de la gendarmerie. Tout cela est en cours de réflexion. Aujourd’hui, nous avons donc un double parc blindé, ce qui constitue de nombreux défis en termes de stockage, de maintien en condition, de formations et d’entraînements.

Comment s’est déroulé le déploiement des Centaure et quel a été le rôle du GBGM dans la manœuvre ?

Conformément à son rôle d’échelon central, à ses capacités de formation et à sa culture blindée, le GBGM a joué un rôle central. Je rappelle que le GBGM a été créé en 1933, avec une composante blindée dès son origine. Concernant les Centaure, le GBGM a naturellement accompagné la direction de programme, qui était rattachée à la DGGN jusqu’à l’été 2024, et est désormais transférée au GBGM. Notre rôle a notamment été de faire le lien avec l’industriel Soframe et la branche défense sécurité du groupe Lhor, situé en Alsace. À ce titre, le GBGM a accueilli le premier véhicule Centaure sorti d’usine, la « tête de série », en 2022. Un groupe de militaires a travaillé plusieurs mois sur le véhicule afin de l’adapter aux besoins opérationnels des unités, qu’il s’agisse d’exercices, d’entraînements ou de déploiements ; et ce, même si le véhicule assemblé par le constructeur Soframe répondait au cahier des charges initial. C’est le lot des nouveaux programmes, comme le connaissent également nos camarades des armées.

Une fois stabilisé, le Centaure est entré en production pour une livraison en 2023 et 2024. Le GBGM a alors joué le même rôle que la Section technique de l’armée de Terre (STAT) ou d’une mini-Direction générale de l’armement (DGA), assurant pour la direction de programme, la réalisation des différents tests et la qualification des divers matériels intégrés. Nous sommes notamment allés à Toulon pour effectuer les tests d’embarquement sur différents navires de la Marine nationale. Nous avons également effectué les tests de qualification d’aérotransportdu Centaure dans l’A400M sur la base d’Orléans. Enfin, nous sommes allés dans l’Est, dans les camps de l’armée de Terre, pour vérifier les capacités de transport ferroviaire du véhicule Centaure.

Gros plan sur un véhicule blindé Centaure de profil en milieu rural.
© Sirpa - GND T. Doublet

Le GBGM a ensuite assuré laréception de tous les véhicules sortis d’usine afin de garantir la conformité du cahier des charges de chacun des engins et de procéder aux différents tests, de la sirène à la partie mécanique, en passant par l’électronique, comme la tourelle télé-opérée. Ces contrôles étaient d’autant plus importants pour tous les véhicules destinés à l’Outre-Mer. Nous avons également procédé, en collaboration avec l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information), à l’installation de l’équipement transmissions des véhicules.

L’intégration du VIPG dans son nouvel environnement a représenté une véritable conduite du changement : il a fallu identifier des équipes de marque, changer les habitudes et définir de nombreux processus pour travailler avec de multiples entités, n’ayant pas toutes les mêmes rythmes, contraintes et enjeux. J’avoue qu’en interne il fallait, après des dizaines d’années d utilisation du VBRG, vaincrequelques réticences pour atteindre les objectifs fixés.

Une autre mission du GBGM a été par exemple de définir le plan de formation des équipages en intégrant le fait qu’il s’agissait d’un tout autre engin blindé que le VBRG, doté de capacités supérieures, notamment en matière d’observation et de surveillance, de jour comme de nuit. Enfin, conformément à son cœur de métier, le GBGM a bien évidemment été engagé en opération avec le Centaure, qui a été déployépour la première fois à l’occasion des émeutes urbaines de 2023.

Un gendarme mobile vu de dos, derrière un mur de sacs de sable. Devant lui, sur la route, un Centaure.

Engagement des véhicules Centaure en Nouvelle-Calédonie.

© Sirpa-G - MDC B. Lapointe

Vous avez évoqué la nécessité d’élaborer un nouveau plan de formation face à l’arrivée de ces nouveaux engins. Quel a été le schéma mis en œuvre ?

Lorsque le Centaure est arrivé, la question de la formation de nos équipages s’est naturellement posée. Nous avons estimé que nous étions en mesure d’adapter en interne la formation aux capacités de l’engin et aux missions de la gendarmerie, en nous appuyant sur la culture, l’expérience et la pédagogie de la cellule d’instruction sur blindé du GBGM. Depuis 50 ans, celle-ci a en effet formé les équipages de la gendarmerie à l’utilisation de nos différents blindés, comme le VBRG, ou le VBC 90 avant lui. Nous avons donc arrêté un programme de formation à la fin de l’année 2022 et, depuis un an et demi, nous instruisonsles militaires des escadrons équipés d’un peloton blindé. Tous les gendarmes de la cellule instruction blindée ont évidemment été formés sur Centaure. Nous avons aussi une vingtaine de formateurs relais au sein de nos escadrons qui contribuent à l’encadrement des formations et sont essentiels à la montée en puissance. Concrètement, la formation initiale technique et tactique dure un mois, au cours duquel chaque membre d’équipage est formé dans sa spécialité (pilote, observateur-tireur, chef d’engin et commandant de peloton), pour permettre le déploiement des équipages sur l’ensemble du spectre missionnel blindé.

Je parlais de conduite du changement. Beaucoup sont surpris de constater que nous disposons désormais de simulateurs de conduite, qui reproduisent exactement la cabine de pilotage du Centaure. Ces derniers ont pu être intégrés à la formation au pilotage. Ils permettent à la fois d’aborder la technique de manière approfondie et d’économiser les formateurs ainsi que les engins blindés. Après s’être exercés sur simulateur, les militaires passent à la phase de maniabilité et de conduite en milieu ouvert, en terrain libre ou en tout-terrain, que nous effectuons au camp de Beynes. Ces simulateurs évoluent sans doute et permettront d’intégrer des scenariide mise en situation.

La formation la plus sensible concerne le poste d’observateur radio tireur, compte tenu des capacités optroniques et électroniques qui sont présentes dans le véhicule, comme le détecteur de tirs adverses, la tourelle télé-opérée et le lance-grenades. C’est donc un important travail d’acculturation qui est effectué pendant la formation initiale. Idéalement,à l’issue de leur formation initiale au GBGM, les équipages doivent ensuite se rendre au CNEFG de Saint-Astier, qui est le garant des engagements tactiques de nos escadrons, pour conforter leur cohésion et mettre en pratique les compétences techniques acquises, en travaillant avec les six escadrons qui participent généralement aux stages PECO du CNEFG. Lors de ce dernier, les formateurs de Saint-Astier, qui ont également été formés au GBGM, viennent ainsi compléter la formation initiale en intégrant les pelotons blindés dans les missions et les engagements des escadrons.

Combien de personnels ont été formés par le GBGM jusqu’à présent ?

Il y a eu deux phases. La première année a été plutôt une phase de montée en puissance à marche forcée en raison de l’arrivée des véhicules dans les unités. Nous en sommes aujourd’hui au treizième stage. En ce qui concerne le GBGM, nous avons formé 77 équipages, soit près de 280 militaires. Nous avons également formé plus de 30 équipages au profit des plots en régions et en Outre-Mer. Désormais, nous essayons d’affiner notre formation pour gagner en qualité. Par exemple, je demande qu’un observateur radio tireur soit un ancien pilote et que le chef d’engin soit l’ancien observateur radio tireur, pour que, in fine, chaque membre de l’équipage puisse prendre le poste de l’autre, ce qui nous permettra d’optimiser les compétences et la maîtrise technique. C’est d’ailleurs un des enseignements tirés du fort engagement en Nouvelle-Calédonie.

Un général, de dos, épingle un brevet sur la poitrine d'un militaire en treillis kaki.
© GBGM - F. THIES

Est-ce que les équipages doivent suivre un recyclage ?

Le Centaure est un engin assez exigeant, notamment en ce qui concerne le poste d’observateur radio tireur. Depuis cette année, nous organisons donc également des stages de recyclage annuels, durant deux jours, au cours desquels les observateurs radios tireurs peuvent effectuer les tirs réglementaires à Beynes et mettre à niveau leurs connaissances, notamment en ce qui concerne les capacités optroniques. Les logiciels des véhicules doivent également être régulièrement mis à jour.

Quels ont été les premiers engagements des Centaure et les premiers RETEX qui en ont été tirés, en termes opérationnels et de sécurité des personnels ?

Comme son acronyme l’indique, le Centaure est un engin polyvalent. Au regard des différentes capacités dont il est doté, son spectre missionnel est beaucoup plus large que celui du VBRG, comme le spécifie la circulaire d’emploi. Maniable, rapide (il peut atteindre plus de 100 km/h, NDLR) et donc très mobile, il offre aussi une capacité de réactivité supérieure à celle du VBRG.

Concrètement, le Centaure peut être engagé sur des missions de maintien et de rétablissement de l’ordre, l’une des missions pour lesquelles il a été conçu, mais également sur des missions de sécurité civile. Par exemple, nous avons déployé un escadron à La Réunion après le passage du second cyclone en début d’année pour conduire des missions de secours, de transport de matériels, de déblaiement et de dégagement d’axe. Nous l’avions fait un peu plus tôt à Mayotte, cette fois avec les VBRG, après le passage du cyclone Chido.

Grâce à ses capacités d’observation-surveillance et à la protection balistique qu’il offre, le Centaure peut également être engagé dans le cadre de missions de police judiciaire. Nous l’avons d’ailleurs déjà utilisé à cette fin.

Concrètement, le Centaure, dont l’utilisation est souvent soumise à une validation politique, est très sollicité. Depuis le 1er janvier 2024, nous avons ainsi compté plus de 79 missions en engin blindé, hors opération en Nouvelle-Calédonie, où son déploiement a dû être anticipé, pour des engagements quotidiens au cours de la phase d’insurrection et de stabilisation.

Je citerai également une autre séquence importante : le mouvement de contestation des agriculteurs, au début et en fin d’année 2024, pour lequel nous avons été positionnés, afin de préserver les accès à Paris et au site de Rungis. L’objectif était double : être en mesure de dégager les axes, mais également miser sur l’aspect psychologique, afin de ne pas avoir à recourir à la force. C’est un principe classique du maintien de l’ordre qui repose sur un engagement proportionné et gradué.

Fort de son large spectre d’utilisation, on peut dire que le Centaure est aujourd’hui entré dans le paysage, aussi bien en Outre-Mer qu’en métropole...

Exactement, et plus largement toute la composante blindée de la gendarmerie. Avant le mouvement des « gilets jaunes », en 2018, le VBRG était rarement employé en métropole, alors qu’il l’était régulièrement en Outre-Mer.

Il convient de se rappeler le 1er décembre 2018, alors que le mouvement des « Gilets jaunes » est en cours depuis quinze jours, l’Arc de Triomphe est pris d’assaut. Dans le reste de la France, une tentative d’incendie a lieu à la préfecture du Puy-en-Velay, tandis que le péage ainsi que le peloton d’autoroute de Narbonne sont incendiés. Le 8 décembre 2018, l’ordre est donné de déployer, entre autres moyens, la composante blindée pour rétablir la situation. Une vingtaine d’engins blindés sont alors engagés, dont quatorze à Paris, les autres en province, à Marseille, Toulouse et Montpellier.

Dans la nouvelle circulaire d’emploi des Centaure, nous avons décidé de ne pas modifier les processus d’engagement en ce qui concerne l’ordre public. La décision est prise au niveau du Premier ministre, puis les préfets de zone nous indiquent les missions et l’effet à obtenir sur le terrain dans un cadre espace-temps bien défini. 
J’insiste néanmoins sur le fait qu’il ne faut pas banaliser l’engagement des engins blindés. Sans être exceptionnel, celui-ci doit, à mon sens, rester singulier. Il faut donc trouver le juste équilibre. Notre doctrine d’emploi en matière de maintien de l’ordre est fondée sur la gradation, la proportionnalité et le maintien à distance. Il s’agit, je le répète, de montrer la force pour ne pas avoir à s’en servir. Une partie de l’adversité que nous pouvons rencontrer est très dure et équipée, ce qui nous oblige quelquefois à engager nos moyens spéciaux, mais la majorité des opérations de maintien de l’ordre se déroulent sans qu’il soit nécessaire d’y avoir recours. Sur la plupart des événements, nous sommes d’ailleurs en réserve d’intervention. Je précise aussi qu’à Satory, nous disposons d’une réserve d’intervention en permanence à la disposition des autorités.

Gendarmerie et armée de Terre commémorent le 85e anniversaire de la Bataille de StonneRevenons sur le volet historique des blindés en gendarmerie. Pouvez-vous nous parler de cette date du 15 mai, choisie pour célébrer la fête des unités blindées de la gendarmerie ?

Profitant du renouvellement de notre composante blindée et de son retour au sein de plusieurs escadrons de province, comme cela existait il y a une vingtaine d’années, avec les escadrons mixtes de VBRG, la Direction générale de la Gendarmerie nationale a considéré qu’il fallait marquer cet événement de manière symbolique.

Pourquoi le 15 mai ? Parce qu’il s’agit d’une date importante pour nous. Elle renvoie à la fois à la création, à Satory, du premier groupe blindé de la gendarmerie, le groupe spécial autonome, ancêtre du GBGM, mais aussi au début de la bataille de Stonne, en 1940, qui est une page héroïque d’une unité combattante de la Gendarmerie nationale. Il s’agit en l’occurrence du 45Bataillon de char de combat (BCC), constitué fin 1939 et composé à parts égales de gendarmes et de gardes républicains, ainsi que de cavaliers issus du 505régiment de chars de combat de Vannes.

Depuis deux ans, à Satory, nous célébrons cette date du 15 mai par une cérémonie autour du mât des couleurs et du monument qui célèbre les morts du 45BCC. Les différents pelotons de métropole et d’Outre-mer ont eu toute latitude pour marquer cette date et montrer leur attachement et leur appartenance à la composante blindée. Cette célébration est récente et gagnera ses lettres de noblesse au fil du temps. 
Toujours sur le plan symbolique, j’ai également profité du renouvellement du parc blindé et des nouvelles formations pour recréer un brevet blindé, qui avait été abandonné dans les années cinquante. Ce brevet blindé, de couleur bronze, argent ou or, est remis lors d’une cérémonie à tous ceux qui ont réussi la formation de pilote, de chef d’engin ou de commandant de peloton. Il est également attaché à un parcours qualifiant (CTE, CT1, CT2). Nous portons également sur notre calot, au quartier de Satory ou lors des engagements en équipages blindés, une bombarde qui rappelle que nous sommes les héritiers du 45BCC.

Deux généraux ôtent un drapeau apposé sur un véhicule Centaure dévoilant son nom de baptême "Stonne 1940".

Commémorations des 85 ans de la bataille de Stonne. 

© GBGM - F. THIES

Un autre événement symbolique marquera l’année 2025 : les blindés de la gendarmerie défileront en effet sur les Champs-Élysées à l’occasion du 14 juillet. Ce sera la troisième fois, et la première pour les Centaure. Qu’est-ce que cela représente ?

Nous avons appris que nous allions défiler au cours du mois de mars 2025. C’est bien évidemment un véritable honneur et une reconnaissance. Les deux derniers défilés datent de 2000 et 1988. C’est avec grande fierté que nous défilerons à l'occasion de la fête nationale, avec onze Centaure. Nous avons déjà commencé à préparer cet événement en lien avec nos camarades de l’armée de Terre et le Gouverneur militaire de Paris, responsable de ce défilé. Cette préparation comprend notamment quelques travaux de peinture, car nos engins ont déjà été mis à l’épreuve lors de multiples engagements et formations. Plusieurs répétitions sont également prévues avant le grand jour.


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